Au Québec, désinvestissons des énergies fossiles

Parlons économie

La grande majorité de la population est consciente de l’enjeu des changements climatiques et une proportion élevée des Québécois souhaitent que l’on puisse éviter un réchauffement supérieur à 2 degrés Celsius. Cependant, avant de s’engager à désinvestir des énergies fossiles,  les gens se demandent quels seront les impacts économiques associés à cette décision.

On peut par exemple se demander si la rentabilité des entreprises du secteur du charbon, du pétrole et du gaz sont supérieures à celles des autres secteurs. On peut aussi craindre d’importantes pertes d’emplois si nous assistions à fermeture de ces entreprises. Ce processus de questionnement ne peut qu’être sain.

Nous croyons d’ailleurs que pour en tirer le maximum de bénéfices, il faut le pousser plus loin et se poser également des questions sur la rentabilité et la création d’emplois reliées aux énergies renouvelables.

Le lecteur intéressé par les questions économiques aurait aussi avantage à analyser les tendances qui se dessinent à travers le temps. Par exemple, il est bien connu que les nouvelles méthodes d’extraction des ressources pétrolières (ex: plateforme pétrolière en haute mer) sont de plus en plus dispendieuses. Il est moins connu que le coût des énergies renouvelables diminue de façon constante. Or, qu’arrive-t-il lorsque ces deux tendances se rejoindront ou lorsque l’avantage économique de l’un se transfère à l’autre?

Une analyse dynamique mériterait également d’être portée sur les impacts des décisions politiques qui ont tendance à resserrer les émissions permises.  En effet, qu’adviendra-t-il de nos placement si le processus de négociation internationale arrive à mettre en place un cadre règlementaire où 80% des ressources fossiles connues devraient demeurer dans le sol?

La présente section vise à donner un éclairage sur plusieurs questions économiques reliées aux investissements dans les énergies fossiles.